Un très long texte publié dans les colonnes de Paris Match :

Valérie-Anne Giscard d’Estaing rend un ultime hommage à Valéry Giscard d’Estaing. A son père, à l’ancien président de la République mais surtout à l’homme qui a transformé la France.

Après la tristesse, l’hommage. Quelques jours après la mort de Valéry Giscard d’Estaing, sa fille aînée lui a rendu un hommage bouleversant. Dans les colonnes de Paris Match; Valérie-Anne Giscard d’Estaing a écrit un long texte pour honorer la mémoire de son père évidement; mais aussi à celui qui a été président de la République pendant sept ans et surtout; à l’homme qui a permis à la France de se transformer en profondeur.

L’occasion pour l’éditrice de raconter avec émotions l’engagement de Valéry Giscard d’Estaing « dans la première armée française pour participer à la libération de la France » lorsqu’il n’avait que 18 ans. « De cette expérience cruciale, il a tiré des enseignements : l’importance de l’élan, de la jeunesse, du courage, de l’enthousiasme. Et l’idée de la nécessité impérieuse de construire une Europe forte et pacifique », écrit Valérie-Anne Giscard d’Estaing, qui se souvient ensuite de l’élection de son père à la tête de la France, en 1974.

Cette année-là, « un homme surgit, qui propose d’ouvrir la fenêtre de la France et d’entrer dans une nouvelle ère »; écrit la fille de Valéry Giscard d’Estaing; admiratif du général de Gaulle mais qui « n’appartenait pas à la même génération pour laquelle tradition et obéissance passaient avant tout ». Son père, lui, « croyait la force de la jeunesse ». Et Valérie-Anne Giscard d’Estaing d’évoquer des souvenirs intimes : « Nous en sommes l’illustration. Puisqu’il nous faisait confiance à nous; ses enfants, pour choisir notre destin et construire notre vie selon nos aspirations ».

Dans les colonnes de Paris Match; elle raconte ensuite la « confiance » qu’il avait dans la jeune génération; et sa mesure « la plus symbolique » : « L’abaissement de la majorité électorale à 18 ans ». Très admirative de la présidence de son père; Valérie-Anne Giscard d’Estaing décrit également les « gestes » qui montraient « sa volonté de changer profondément la société française » : « conduire lui-même sa voiture, renoncer au costume semble, faire du sport, marcher dans la rue, partir en vacances avec ses enfants ».

VGE, « un président qui s’entourait de femmes »

« Il n’a jamais installé sa famille elle Élysée qui restait pour lui un lieu de travail, se souvient également la fille de Valéry et Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Dès qu’il le pouvait, il rentrait dormir à la maison, rue Bénouville. » Emue d’avoir dit adieu à ce père qu’elle admire tant, elle s’est ensuite confiée sur l’attention qu’il portait « à la libération des femmes ». « Pour la première fois en France, un président s’entourait de femmes dans ses gouvernements et avait pour objectif de leur accorder la place qu’elles méritaient à l’évidence, l’indépendance juridique et financière avec, comme finalité, la parité homme femme »; se félicite-t-elle.

Quelques jours après avoir assisté aux obsèques intimes de l’ex-chef de l’Etat; sa fille conclut avec un homme déchirant et fort : « Pour plusieurs générations il restera dans les mémoires comme l’homme qui a fait passer la société française du milieu du XXe siècle à celle que nous connaissons aujourd’hui ».