Michel, producteur de musique violenté par des policiers à l’entrée de son studio parisien, a livré dans Touche pas à mon poste sa version des faits. L’homme a tenu à véhiculer un message de paix à l’égard de la justice et la police.

« Je ne veux pas qu’on mette tous les policiers dans le même bateau. C’est vraiment important pour moi. » Invité dans Touche pas à mon poste, Michel est revenu sur les faits survenu le 20 novembre dernier à son studio de musique. L’homme a accepté de livrer sa version des faits sur C8; après la diffusion des images de son passage à tabac par la police révélées par Loopsider. On voit le producteur être roué de coups et des policiers jeter une grenade lacrymogène à l’intérieur de ce bâtiment où se trouvent dix personnes. Jeudi 26 novembre, Michel s’est rendu à l’IGPN pour déposer plainte. Accompagné de son avocate Maître Hafida El-Ali, l’homme originaire de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine a relaté les faits dans TPMP, le bras gauche soutenu par une attelle.

Michel raconte avoir tenté d’éviter la confrontation après être entré dans les locaux. « Je leur dis ‘Je ne sors pas, j’ai peur’. Je vois un policier qui s’avance dans la fumée, je montre mes mains et là je sors. Là, ils m’attrapent à deux-trois et je les suis dehors. Dans ma vie, je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça. Je me suis pris tellement de coups… Je suis censé avoir agressé leur collègue. Vous avez vu le dispositif en place ? »

Michel : « Je crois en la justice et la police »

Malgré son passage à tabac, Michel a appelé à ne pas céder à la haine. « Je crois en la justice et notre police », a réitéré Michel. « Je ne veux pas que l’on confonde les choses. J’ai été agressé par trois personnes. (…) Je vois un uniforme, c’est censé nous protéger. » Michel a reçu 6 jours d’ITT.

Interrogée par les médias jeudi 26 novembre, Maître Hafida El-Ali a indiqué qu’elle allait déposer plainte notamment pour violation de domicile et violences avec armes par personnes dépositaires de l’autorité publique. Trois policiers suspendus, et le Parquet de Paris a ouvert mardi une nouvelle procédure cette fois pour « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « faux en écriture publique ».