Le temps d’une fiction qu’il a lui-même imaginée; Samuel Le Bihan rend son costume d’Alex Hugo pour interpréter Jonathan Rivière. Un père de famille confronté à l’autisme de son enfant. L’histoire qui fait écho à sa propre vie.

Avant d’être un comédien reconnu, Samuel Le Bihan est un père de famille. Il est notamment le papa d’Angia, âgée de huit ans, qui souffre d’autisme. Une maladie qui est d’ailleurs abordée dans le téléfilm qu’il a imaginé, T’en fais pas, j’suis là, qui sera diffusé sur France 2 le lundi 26 octobre 2020. Alors que l’on connaît Samuel Le Bihan pour son rôle d’Alex Hugo dans la série qui porte le même nom, il va, le temps d’une soirée, interpréter le personnage de Jonathan Rivière, un avocat d’affaires qui va devoir s’occuper de son fils autiste.

« Ce téléfilm fait écho à ma vie, c’est une caricature de ma propre personne. C’est d’ailleurs de moi que je me moque lorsque je mets Jonathan dans des situations grotesques. J’ai toujours aimé me raconter à travers un personnage fictif auquel je prête des histoires« , a-t-il déclaré dans les colonnes de Télé 7 Jours.

Alors qu’il élève seul sa fille handicapée, lorsqu’il est en tournage, il s’entoure de nombreuses personnes pour garantir le bien-être d’Angia. « Je suis devenu quelqu’un de très organisé. J’ai mis en place toute une équipe : une pédopsychiatre, un neuropsychologue, des orthophonistes, des ergothérapeutes. Ensuite, il y a l’école et l’accompagnateur de vie scolaire (AVS)« , a-t-il confié. Un dispositif très important mais indispensable. Seulement, il assure que ça représente un coût élevé que tout le monde ne peut pas se permettre.

Samuel Le Bihan veut aider les familles qui ont un enfant autiste

« Il y a dans ce domaine, une lacune de l’Etat. J’ai d’ailleurs monté une plate-forme, Autisme Info Service, pour aider les familles et les accompagnants« , a encore expliqué le comédien âgé de 54 ans. Depuis de nombreuses années, ce dernier ne manque pas une occasion de lancer des appels pour que les enfants autismes soient mieux acceptés dans notre société et que cette dernière s’adapte mieux à eux.