Papa d’Angia, une petite fille autiste, Samuel Le Bihan est un homme engagé. Le 26 octobre prochain, France 2 diffusera le téléfilm T’en fais pas, j’suis là. Pour l’occasion, le comédien a fait de tendres confidences sur son enfant.

L’histoire de sa famille, Samuel Le Bihan en est fier. Papa d’une petite Angia, le comédien s’est très souvent confié sur l’autisme de sa fille qui est devenu peu à peu son combat. Après avoir couché son intimité dans un livre, il a voulu en faire un téléfilm, T’en fais pas, j’suis là, que France 2 diffusera le 26 octobre prochain. « Ce téléfilm est une façon d’aborder le sujet sous un angle plus léger. Je ne veux pas culpabiliser le public. On a chacun notre vie, nos problèmes », prévient auprès de Femme Actuelle Samuel Le Bihan, qui a aussi créé une association.

Discret sur l’autisme de sa fille, l’acteur veut être un pilier pour elle. « Il se trouve que le juge m’a donné la garde de ma fille. C’était à un moment où je travaillais et voyageais beaucoup. Un enfant autiste, à priori ne doit pas bouger, doit rester au même endroit », s’est-il souvenu.

« Mais, je n’avais pas le choix. Il fallait que je l’emmène. Donc, j’ai décidé que son repère ce serait moi. Il fallait que j’endosse une responsabilité un peu particulière, confie Samuel Le Bihan à nos confrères. Mais cela a fonctionné. On a pu faire des choses incroyables, changer de pays tous les deux mois, de continent même. Elle a pu développer une faculté d’adaptation et s’enrichir de plein de choses. Devoir se réadapter à chaque fois lui a fait beaucoup de bien. C’était une expérience folle. » Aujourd’hui, l’acteur et sa fille vivent à Nice où il lui offre « un cadre de vie extrêmement agréable pour elle ».

Samuel Le Bihan : « Il y a des jours où on aimerait être comme tout le monde »

« Par exemple, la sexualité, ça va être un moment très complexe pour moi, confie Samuel Le Bihan. Angia est comme tous les enfants, elle est amoureuse du petit garçon à l’école. Elle a aussi envie d’avoir des copines. Elle va avoir envie de sortir, envie de partager les choses. Il va falloir gérer tout ça. C’est très émouvant. Ça va être mon boulot de père. Je suis sa référence. » Papa comblé par la petite Angia mais très angoissé pour elle, le comédien veut avant tout vivre une vie normale. « Il faut bien comprendre que ça implique beaucoup de sacrifices, d’investissements, d’organisation et de responsabilité, raconte-il auprès de nos confrères. Il y a des jours où on aimerait être comme tout le monde. C’est normal. C’est humain. (…) La rencontre avec le monde de l’autisme est une rencontre qui vous bouleverse. »