Le 24 septembre 2020, Nicolas Bedos appelait à vivre à fond et laisser tomber les masques contestant ainsi publiquement les règles sanitaires. Face à la polémique, le comédien et réalisateur s’est accordé un droit de réponse sur Le Point.

Ses propos avaient fait grand bruit… Fin septembre, Nicolas Bedos avait partagé un texte engagé sur son compte Instagram. Alors que ce dernier avait fait polémique, le comédien et réalisateur a partagé sur Le Point : « Sorti de son contexte, le petit texte que j’ai lancé comme un pavé dans le marécage du Web était – pour le moins - excessif et maladroit. Il m’oblige aujourd’hui à préciser ma position – si tant est que j’en ai une, égaré comme vous tous dans une incertitude morbide. » Avant d’ajouter :

« Contrairement aux brillantes analyses que j’ai pu lire ici ou là, mon laïus matinal n’était pas motivé par mon regret adulescent de ne plus pouvoir trinquer avec d’autres ‘porcs pleins de fric’ aux terrasses des bistrots (quoique ce fût, je le concède, un de mes sports favoris). Non, j’ai écrit ces quelques mots au lendemain de la messe organisée pour mon parrain dont je ne regretterai jamais assez de n’avoir pu, confinement oblige, accompagner les dernières heures et autres mots d’esprit. »

Un affreux libertaire

Cette année, Nicolas Bedos a perdu trois de ses piliers : son parrain, Jean-Loup Dabadie, décédé le 24 mai 2020, son père, Guy Bedos, quatre jours plus tard et enfin, sa marraine, Gisèle Halimi, morte le 28 juillet 2020. En deuil et frustré de ne pas avoir pu passer plus de temps à leurs côtés en raison de la pandémie, la star a continué .

« C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers aussi régulièrement qu’Olivier Véran change d’avis. Un ‘affreux libertaire’ que la guerre sanitaire engage à la distanciation au moment même où sa famille réclame du rapprochement.

Oui, en crachant cette litanie, je n’avais pas pris la mesure de l’insulte qu’elle semblait postillonner aux masques des soignants qui se battent pour nos gueules, aux flics qui s’épuisent à nous protéger de nos ivresses affectives et à tous ceux – dont je suis - qui ont peur pour leurs proches et eux-mêmes. »

Le message clivant de Nicolas Bedos

Il y a quelques semaines, c’est en colère que le réalisateur avait déclaré sur les réseaux sociaux : « Bon, allez, soyons francs : Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles (quand ils le souhaitent, ce qui n’était pas le cas de mon père, meurtri mort d’être privé de notre amour). Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. » Un véritable cri du cœur qui n’avait pas été du goût de tout le monde…