« C’est fou ce qu’elles peuvent dire comme conneries… » Dans « Paris Match », Maïwenn règle leur compte aux féministes et affiche sa solidarité avec Polanski.

En voilà une qui a des opinions à contre-courant et n’hésite pas à les clamer haut et fort… Dans un grand portrait que lui consacre Paris Match pour son nouveau film ADN sur ses racines algériennes, Maïwenn ne prend pas de gants pour fustiger les prises de position des nouvelles féministes. « C’est fou ce qu’elles peuvent dire comme conneries ces derniers temps ! Ce sont des femmes qui n’aiment pas les hommes, c’est clair, et qui sont à l’origine de dommages collatéraux très graves. Moi, je suis pour dire aux hommes à quel point on les aime. Il faut arrêter de dire que ce sont tous des pervers ! »

Une allusion directe au mouvement #MeToo

Né de l’affaire Weinstein; qui a engendré une prise de parole des femmes et des organisations féministes pour dénoncer toute forme d’agressions et d’abus. Mais, comme Catherine Deneuve qui défend « une liberté d’importuner »; Maïwenn estime que tout ce déferlement est allé trop loin. « Je reconnais que les femmes abusées par des hommes sont souvent des femmes fragiles, poursuit-elle. Je comprends très bien que ça soit condamnable. Maintenant, moi, si j’accepte de me rendre dans la chambre d’un homme à 1 heure du matin, je me doute bien que ce n’est pas pour parler d’un rôle… »

Pour sa part, la réalisatrice de Polisse et Mon roi dit apprécier de se faire draguer par les hommes et souhaite que cela continue le plus longtemps possible… « Quand j’entends des femmes se plaindre que les hommes ne s’intéressent qu’à leurs fesses, je leur réponds : “Profitez-en bien, ça ne va pas durer !” plaisante-t-elle dans Paris Match. J’espère que les hommes me siffleront dans la rue toute ma vie. Je ne me suis jamais sentie offensée parce qu’un homme portait un regard bestial sur moi, poursuit-elle. Plus un homme est viril, plus je me sens féminine. »

Adèle Haenel et son « bobo »

Quant à Roman Polanski, devenu pour les collectifs féministes l’homme à abattre du cinéma français, elle trouve mérité son récent césar du meilleur réalisateur pour son film J’accuse. « Polanski a reçu un prix pour un film formidable, juge la cinéaste. Où est le problème ? On ne lui a pas non plus décerné un prix Nobel. » Et de critiquer l’attitude d’Adèle Haenel qui a quitté la cérémonie en février dernier en criant « la honte ! » « Adèle Haenel doit avoir un gros bobo quelque part pour être partie comme elle l’a fait. Le politiquement correct dans ce milieu, aujourd’hui, exige de se déclarer pour elle. Eh bien, moi, je ne le suis pas. Toute cette clique de féministes n’a réussi qu’à faire du mal à la victime de Polanski; qui, depuis quarante ans, ne demande qu’une chose : qu’on lui fiche la paix ! »

Une sortie, qui, on s’en doute, a provoqué pas mal de remous sur les réseaux sociaux; des militantes ou des femmes trouvant indignes ou déplacés les propos tranchés de Maïwenn. Laquelle dit avoir du caractère et se ficher comme d’une guigne de ce qu’on peut écrire sur elle. Libre jusqu’au bout…