Ce mardi 27 octobre 2020, Maïwenn était l’invitée de C à vous, à l’occasion de la sortie de son nouveau film, ADN, qui sortira dans les salles demain. Alors que ce dernier porte sur le deuil et la recherche de ses origines, la réalisatrice s’est confiée sur la disparition de son grand-père en 2017.

Cinq ans après Mon Roi, mettant en scène Vincent Cassel et Emmanuel Bercot dans les rôles d’un couple qui s’est aimé et détruit, Maïwenn s’apprête à dévoiler son nouveau film, ADN. Dans ce dernier, la réalisatrice de 44 ans dresse le portrait d’une famille dysfonctionnelle, et notamment de la réaction de Neige, divorcée et mère de trois enfants qui va être bouleversée par la mort de son grand-père algérien, Émir. Alors la jeune femme fera tout pour comprendre et connaître son ADN.

Alors que la mort du grand-père de son personnage la laisse titubante, Maïwenn a vécu une expérience similaire, il y a maintenant trois ans, lorsque son grand-père est décédé à 93 ans. Sur le plateau de C à vous, la réalisatrice a expliqué : « J’avais l’impression de ne plus savoir comment faire pour retrouver une joie de vivre… J’ai perdu pied complètement, parce que c’était une source d’amour que je n’avais jamais connu ailleurs et que je ne retrouverais plus. Donc je me suis bougée pour trouver un sens et je suis, un jour, tombée sur cette phrase qui disait : ‘Pour vivre bien avec les morts, il faut vivre sous leur regard.’ Et je me suis dit qu’il fallait aller chercher le regard. Alors j’ai essayé de trouver comment faire pour sentir mon grand-père au-dessus de moi, et ma grand-mère aussi, parce que c’était un couple. »

Un véritable électrochoc

Finalement, c’est au fil du temps que Maïwenn a réussi à faire son deuil. « Et petit à petit, en trouvant des points d’attache, bizarrement, politique, ou sur l’actualité… Plus je m’intéressais à l’histoire du pays, entre la France et l’Algérie, plus j’avais l’impression qu’ils étaient là. Donc ça m’a réveillé, leur mort. J’ai eu l’impression qu’on me donnait l’heure. Que ça y est, la vie passe et qu’il serait temps de se sentir citoyenne« , a confié la réalisatrice. Pour conclure, elle a ajouté : « J’ai donc demandé ma nationalité algérienne, maintenant, j’ai les deux, française et algérienne, mais avec ce passeport, j’ai senti une double richesse avec la France et l’Algérie et après petit à petit, j’ai pu retrouver un sens au deuil. »