Menacé de décapitation par un homme sur les réseaux sociaux, Laurent a porté plainte. Le candidat de « Koh-Lanta – Les 4 Terres » a obtenu gain de cause puisque le prévenu a été condamné jeudi 5 novembre 2020.

Lundi 2 novembre, Laurent, professeur d’histoire-géographie et candidat de « Koh-Lanta – Les 4 Terres », a reçu des menaces de mort. Alors qu’il préparait une vidéo en hommage à Samuel Paty; enseignant décapité dans les Yvelines le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures de Mahomet pendant son cours; Laurent a découvert dans sa messagerie Facebook des messages glaçants.

« J’étais dans mon bureau, raconte Laurent au « Parisien », et je m’apprêtais à faire une vidéo sur YouTube pour rendre hommage à Samuel Paty, quand une personne m’a contacté sur Instagram. Le message est tout de suite menaçant : ‘Salut grosse m…, tu ne réponds pas, tu sais ce qu’on fait aux profs?’ J’ai réalisé ma vidéo d’hommage, puis j’ai évoqué ces menaces sur Instagram ». « Je vais te décapiter, c’est un truc de prof d’histoire », reçoit aussi le candidat de « Koh-Lanta – Les 4 Terres » éliminé lors de l’épisode diffusé vendredi 6 novembre 2020. Et ce n’est pas tout. L’individu menace aussi la fille de Laurent.

Prison ferme pour l’individu qui a menacé Laurent

Sous le choc, professeur d’histoire-géographie porte plainte. « Je n’ai jamais été menacé dans la vie de tous les jours, ni dans mon collège. Et sur les réseaux sociaux, je n’ai jamais été menacé de décapitation », déplore-t-il. Le dossier est transmis à la direction régionale de la police judiciaire. Mardi 3 novembre 2020, l’individu est arrêté en fin d’après-midi. Il a justifié son acte : « Je trouvais qu’il avait été stupide d’aller vers Alix (NDLR : une autre candidate de Koh-Lanta) ». Selon l’AFP, l’homme a été condamné jeudi 5 novembre à 18 mois de prison, dont 12 ferme, par le tribunal correctionnel de Versailles. Durant le procès, un expert psychiatre a estimé que l’individu était « immature et introverti » et souffrait « de troubles de l’humeur qui nécessitent un suivi médico-psychologique ». En plus de sa condamnation, l’individu a interdiction de se rendre en Isère et de contacter Laurent.