Trois ans après le tournant mondial qu’a pris le mouvement #MeToo, la chanteuse Lara Fabian sort du silence. Interrogée en marge d’un documentaire qui lui est consacré au Québec, la star a révélé avoir elle aussi été victime au moins une fois d’un comportement déplacé de la part d’un homme. Elle n’en avait jamais parlé auparavant.

Dans la foulée de l’affaire Weinstein, le mouvement #MeToo a eu un écho aux quatre coins du monde. Les femmes victimes d’agressions ou de harcèlement sexuel ont publiquement pris la parole. Des dénonciations qui ont touché aussi bien le monde du cinéma que celui de la musique. La chanteuse Lara Fabian vient de joindre sa voix au mouvement en faisant des révélations.

La star de 50 ans, qui fait l’actualité au Québec – où elle s’est installée avec son mari Gabriel et sa fille Lou – grâce à un documentaire inédit sur Club Illico, a été interrogée en marge de ce programme. Auprès du journaliste Kevin Sweet, pour Ici Radio-Canada, Lara Fabian a évoqué plusieurs sujets et, notamment, le mouvement #MeToo qui a secoué le Québec. « Moi je l’ai vécu ça, de très près… J’en ai jamais parlé, jamais. Même dans le documentaire. Je crois qu’il y a, en tant que femme, parfois, un prix que l’on est prêt à payer au nom de certains rêves (…) Moi je l’ai vécu et j’ai appuyé sur le bouton stop. Et ça a été dur. Parce qu’il y a eu des conséquences, simplement. Des grosses conséquences« , a d’abord relaté l’interprète des tubes Je t’aime, Immortelle, Tout ou encore Tu es mon autre.

Confidences inattendues

Lara Fabian a poursuivi ses confidences inattendues en affirmant avoir préféré faire l’impasse sur certaines réussites plutôt que de céder au chantage. « Pour moi, la conséquence à l’endroit de qui je suis en tant que femme aurait été beaucoup plus grave que de ne de pas être capable d’accomplir certaines choses. Aujourd’hui, je suis capable de me dire que je suis pas rentrée dans cette omerta, je ne l’ai pas acceptée, je l’ai dénoncée face à la personne elle-même« , a-t-elle ajouté en précisant qu’elle a conscience que la peur a aujourd’hui enfin changé de camp et que les femmes sont moins anxieuses que par le passé d’aller « crier sur tous les toits » ce qui a pu se passer dans un bureau ou en « meeting » avec un homme.

La chanteuse, qui n’a pas donné plus de détails sur ce qu’elle a subi au cours de sa carrière, s’est également félicitée que, désormais, les femmes victimes de comportements déplacés ne soient plus des « folles » lorsqu’elles prennent la parole.