Ce samedi 17 octobre, The Daily Mail révèle que certains passages de l’interview choc de Lady Diana, datant de 1995, auraient pu être censurés en raison d’attaques lancées à Sa Majesté Elizabeth II.

Un secret bien gardé. Le 20 novembre 1995, Lady Diana faisait tomber le masque au cours d’une interview sans tabou diffusée dans l’émission Panorama sur la chaîne BBC. Face au journaliste Martin Bashir, qui était venu la rejoindre au palais de Kensington, la princesse des cœurs s’est confiée sans retenue pendant plusieurs heures au sujet de sa vie au sein de la famille royale d’Angleterre. Un enregistrement écourté puisque l’interview complète (disponible sur YouTube) dure moins d’une heure. Ce samedi 17 octobre, dans les colonnes du tabloïd britannique The Daily Mail, l’ami journaliste de la défunte Richard Kay s’est donc demandé où étaient passés les autres innombrables confidences de la mère des princes William et Harry.

« Certaines personnes liées au programme ont laissé entendre que 20 minutes d’interview avaient disparu« , raconte ainsi Richard Kay. D’après lui, certains passages auraient pu être censurés en raison d’attaques acerbes adressées à l’encontre de Sa Majesté Elizabeth II. Car, si elle était adorée par le peuple du Royaume-Uni, icône de générosité, de beauté et de bonté, Lady Diana n’était pas parvenue à se faire une place au sein de la monarchie, elle qui était un esprit libre, rebelle et donc peu protocolaire. Dans son interview confessions, la princesse de Galles aurait, selon les rumeurs, proféré de nombreuses critiques à l’encontre des membres de la Firme, à commencer par la Reine Mère, Elizabeth Bowes-Lyon, la mère de Sa Majesté Elizabeth II. Mais si les spéculations fusent, le secret reste entier. De quoi renforcer le mythe de cette interview que Lady Diana avait d’ailleurs gardée secrète avant sa diffusion.

Sa Majesté Elizabeth II est tombée des nues

Ce fut donc une mauvaise surprise pour Sa Majesté Elizabeth II. Car, en exposant la liaison du prince Charles et de Camilla Parker Bowles au grand jour; ainsi que sa propre relation extraconjugale et en évoquant sa lutte contre des pensées suicidaires et la boulimie; Diana Spencer brisait la tradition du « never complain, never explain. » Règle d’or que les têtes couronnées britanniques ont pourtant l’habitude, et même l’obligation, de suivre.

Richard Eyre, ami de la Reine, avait pu constater les dégâts de telles révélations. « J’ai déjeuné avec la reine peu après, et elle m’a dit spontanément ‘comment vont les choses à la BBC ?’ J’ai répondu ‘plutôt bien’, puis elle m’a dit ‘affreuse chose à faire, affreuse chose que ma belle-fille ait faite.« , s’est ainsi remémoré le réalisateur. L’interview a eu l’effet d’un électrochoc. Sa Majesté Elizabeth II demandait à son fils aîné de divorcer de Lady Diana peu de temps après.