Avant de devenir le 46ème président des États-Unis, Joe Biden a eu une enfance quelque peu difficile, et ce à cause d’un handicap particulier, qu’il a réussi à surmonter.

Une belle leçon de vie pour Joe Biden. Né à Scranton en Pennsylvanie, le 46ème président des États-Unis élu a eu une enfance des plus normales dans une famille de catholiques irlandais modestes, au milieu de quatre frères et sœurs. Toutefois, un handicap lui a mené la vie dure durant une grande partie de sa vie, mais aussi de sa scolarité : le bégaiement. En effet, avant de se lancer dans une carrière politique auréolée de succès, Joe Biden était bègue. Un handicap qu’il a réussi à surmonter, et un combat qu’il avait évoqué durant un débat télévisé en décembre dernier.

« J’ai travaillé toute ma vie pour vaincre le bégaiement. Et je suis fier d’inspirer des enfants qui passent également par là. Cela s’appelle l’empathie », avait-il répondu sans détour à Sarah Sanders, ex-porte-parole à la Maison Blanche qui s’était moquée de la diction du candidat démocrate, parfois hésitante ou saccadée. Un handicap que Joe Biden a réussi à surmonter avec le temps, ainsi que l’expérience, mais qui figure toujours parmi les moqueries les plus courantes utilisées à son encontre. « Quand on y pense, le bégaiement est le seul handicap qu’on utilise pour humilier quelqu’un », avait-il confié en février dernier sur la chaîne CNN.

Ce trait de caractère chez Joe Biden qui rappelle Jacques Chirac

Citant notamment le film Le discours d’un roi, sorti en 2010 et qui retrace l’histoire méconnue du Roi George VI, lui aussi bègue, Joe Biden avait appelé les plus jeunes qui souffrent de bégaiement de surmonter ce handicap. « Cela peut se surmonter, avait-il affirmé. Il est extrêmement important que les jeunes qui bégaient ne laissent pas cela définir qui ils sont. » Plus assuré et confiant en lui-même, le président des États-Unis élu séduit désormais par son charisme et son côté séducteur, qui n’est pas sans rappeler un ancien président français. « Comme Jacques Chirac en son temps, peu importe l’auditoire, il séduit instantanément », confiait ainsi Gérard Araud.