Tandis qu’il critique la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, Jean-Marie Bigard est monté au créneau jeudi 3 décembre pour se confier sur sa situation financière, tandis que le monde du spectacle souffre de la pandémie.

« Je suis tout à fait aux abois ». Privé de spectacles depuis le début de la pandémie de Covid-19; Jean-Marie Bigard est une nouvelle fois monté au créneau jeudi 3 décembre pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. S’il multiplie les coups de gueule; cette fois-ci, c’est un sujet beaucoup plus personnel que l’humoriste a abordé au micro des Grandes Gueules sur RMC, se disant même « ruiné ». « Je suis étouffé. D’où ma colère. Je suis comme un cheval au box qu’on interdit de sortir depuis sept mois sans avoir gagné un centime d’euro, en étant en train d’emprunter, de taper un pote pour finir le mois », a ainsi déploré l’artiste.

Désolé qu’on lui « supprime » ses spectacles, et donc qu’on le prive de « la puissance de feu » qu’il a sur scène et de son « pouvoir de rendre heureux les gens », Jean-Marie Bigard a évoqué plus que jamais son besoin urgent de retourner sur scène, d’un point du vue artistique, mais aussi financier. « J’ai plus un rond dans le sens où je suis comme tout le monde à demander une autorisation de découvert à ma banque sinon j’ai trois mois de loyers de retard », a expliqué l’humoriste qui précise qu’il ne va pas pleurer. « Si tu me demandes 500 euros, je vais aller te les chercher au distributeur. Je ne vais pas me plaindre de mon sort. Mais si tu me demandes si je suis financièrement ruiné, je le suis », a-t-il précisé.

Jean-Marie Bigard : « Si je ne travaille plus je ne gagne plus d’argent »

Après son énorme coup de gueule en novembre dernier où il accusait le gouvernement de prendre les gens « pour des cons », Jean-Marie Bigard a pointé du doigt des décisions qu’il juge incohérentes, comme le fait de mettre 600 personnes dans un TGV pendant cinq heures mais de refuser d’en mettre 300 dans une salle de spectacle ou un théâtre pendant 1h30. Et de préciser notamment, que contrairement aux acteurs de cinéma et de télévision qui ont désormais le droit de tourner, lui ne compte que sur la scène pour vivre. « Ils pètent dans la soie mais moi si je ne mets pas mes 100 kilos de bidoche sur scène et que le préfet n’accepte pas que je joue. […] Si je ne travaille plus je ne gagne plus d’argent. Et au bout de six mois eh bien, comme tout le monde, tu claques du bec, relativement bien sûr », a-t-il dénoncé.