Alors que Noël approche à grands pas, la question sur la façon dont vont se dérouler les fêtes trotte dans tous les esprits. Fin d’année confinée ? Une situation « intenable » selon un ministre.

Jeudi 12 novembre 2020, soit deux semaines après le reconfinement, Jean Castex s’est exprimé sur la perspective des prochaines semaines. Sans appel pour le mois de novembre, le premier ministre a indiqué que les règles mises en vigueur resteraient inchangées jusqu’au 1er décembre, au moins. Quant à la suite, c’est le flou total. Conscient de l’interrogation des Français quant aux fêtes de Noël, Jean Castex a évoqué la possibilité « d’un nouvel allègement au moment des vacances« , permettant ainsi à ceux qui le souhaitent et le peuvent, de pouvoir « passer les fêtes de fin d’année en famille. »

Jean Castex : « Si on veut passer un Noël en famille, chacun doit prendre ses responsabilités »

Une façon de laisser la porte ouverte sur un Noël déconfiné, certes, mais à certaines conditions. « Si on veut passer un Noël en famille, chacun doit prendre ses responsabilités« , a lancé Jean Castex lors de son discours, « Cela ne repose pas sur une décision d’Emmanuel Macron, mais sur l’attitude de chaque citoyen. C’est une histoire collective. » Le message est clair, en surface : continuer à vivre avec les règles du confinement si on veut espérer fêter Noël. Dans le fond, le gouvernement est dans une impasse, comme l’explique Le Parisien dans un article publié le 13 novembre. « On ne peut pas dire aux gens : il n’y a pas de Noël. C’est intenable », soutient un ministre. Mais un conseiller du gouvernement s’interroge sur la situation inverse : « Est-ce que les Français comprendraient que l’on dise ‘On va garantir Noël’ et qu’il y ait une explosion des contaminations derrière ?« 

Si le froid a été défini comme un facteur favorisant la propagation du virus, les travaux de l’épidémiologiste et membre du conseil scientifique Arnaud Fontanet, récemment mentionnés par Olivier Véran, pointent également du doigt les repas à plusieurs. Autant dire que Noël et le Nouvel An sont les exemples parfaits des situations à risque, si l’on se réfère à ces informations. Les fêtes de fin d’année, déjà chamboulées par la grève contre la réforme des retraites en 2019 se retrouvent donc à sentir le sapin pour la deuxième année consécutive.

La colère des commerçants

Si les fêtes de Noël sont d’une importance capitale dans l’esprit de beaucoup de Français, elles sont aussi un enjeu économique pour de nombreux commerçants. Dans son discours prononcé jeudi, Jean Castex évoquait la possibilité d’un allègement au 1er décembre pour les produits non essentiels. Une perspective pour l’instant incertaine, et surtout n’incluant pas les restaurateurs qui, éreintés par les derniers mois, sont nombreux à appeler à la rébellion sur les réseaux sociaux. « Ça va être épineux. C’est encore des problèmes devant nous« , a confié un ministre au Parisien.