Dans une longue interview récemment accordée au quotidien Ouest-France; l’acteur et réalisateur Rachid Hami a livré un poignant témoignage au sujet de la mort de son frère, Jallal Hami. 

Il est déterminé à avoir justice. S’il est un acteur et réalisateur peu connu du public; Rachid Hami se retrouve sur le devant de la scène pour une triste raison : dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012, son frère; Jallal Hami; sous-lieutenant et élève officier de l’école militaire de Saint-Cy Coëtquidan est mort noyé lors d’un bizutage. Huit ans après les faits, sept prévenus, cinq anciens élèves et deux ex-membres de la hiérarchie; comparaissent dès ce lundi 23 novembre au tribunal correctionnel de Rennes pour homicide involontaire. Un seul d’entre eux plaide coupable tandis que les autres accusés; eux; n’estiment pas que le jeune homme de 24 ans a été victime de bizutage.

Le sang de Rachid Hami n’a donc fait qu’un tour. « Il y a des hommes qui sont responsables du décès de mon frère« ; a-t-il récemment confié au quotidien régional Ouest-France; « ils savaient qu’ils mettaient la vie des élèves en danger puisqu’ils avaient discuté; à un moment; d’arrêter l’activité. » Mais s’il ne cache pas être furieux et endeuillé, il garde un souvenir profondément ému de Jallal Hami; se souvenant ainsi d’un frère ambitieux et prêt à mettre sa vie en péril pour le drapeau tricolore. « Mon frère était dans le concret avec un plan, il voulait défendre la liberté des hommes« ; a ainsi poursuivi Rachid Hami. « Il pensait qu’en intégrant l’armée, il pourrait assouvir son désir d’aventure. Son ambition était nourrie par le travail. »

« Jallal , abandonné dans une eau glacée »

L’avocat de la famille de Jallal Hami, Me Jean-Guillaume Le Mintier; se fait désormais l’écho de la colère de Rachid Hami et des autres proches du défunt. « Cette activité était hors contrôle, hors règlement. L’enquête a prouvé que cette traversée était délibérément dangereuse et qu’elle n’aurait pas dû avoir lieu« , a-t-il donc déploré auprès de 20 Minutes ce lundi 23 novembre. Et d’accuser : « Jallal a été abandonné dans une eau glacée. »