Cette crise sanitaire, il l’a traversé avec le nez dans le guidon. Pendant des semaines, Gilles Lellouche a dû s’occuper des membres de sa famille, victimes du coronavirus… mais aussi de son ancienne compagne.

Le confinement a été une période compliquée pour tout le monde. Le premier comme le deuxième. Mais pour Gilles Lellouche, cette période de pause s’est transformée en véritable calvaire. Entouré de gens malades, le comédien s’est transformé en médecin de famille, comme il le raconte dans une interview accordée à L’Obs. « Ma mère, qui a 78 ans, a eu le Covid au tout début, explique-t-il. Je l’ai rapatriée en quarantaine dans la maison que j’avais louée. Dans celle d’à côté, il y avait ma fille et ma femme [Alizée Guinochet, NDLR.], qui a fini par l’avoir aussi. »

Je me suis occupé de tout ce petit monde

Plus étonnant, Gilles Lellouche s’est occupé d’une autre personne qui a partagé sa vie pendant longtemps. « Pas loin de nous, mon ex-femme l’a eu également, poursuit-il. Je me suis occupé de tout ce petit monde, j’ai dû gérer l’intendance, moi qui ne sais pas repasser une chemise. Et j’ai eu très peur, d’autant qu’à cette époque on ne savait pas, on était perdus aux infos tous les soirs. Tout le monde va bien depuis. Et moi, je passe entre les gouttes. Ce serait dû à mon groupe sanguin, O+. Mais j’ai vécu mars dernier comme un trou noir. » S’il ne nomme pas cette ancienne partenaire, tout porte à croire qu’il s’agit de Mélanie Doutey. Les deux ex, qui sont restés ensemble pendant onze ans, ont conservé une très belle relation et il serait possible qu’elle habite à côté pour l’éducation de leur fille Ava, née le 5 septembre 2009.

Professionnellement parlant, Gilles Lellouche a été un peu moins touché qu’une grande majorité des acteurs. Il a pu travailler sur son prochain film en tant que réalisateur, une adaptation de L’amour fou de Neville Thompson,; et a tourné dans deux films en 2020 : Kompromat, de Jérome Salle, et Adieu Monsieur Haffman; Et Il faisait d’ailleurs partie des premiers à tenter l’aventure à la sortie du premier confinement, en mai dernier. « Il avait été prévu de filmer une scène chez Maxim’s avec 250 figurants; des officiers nazis dans tous les sens, des nanas qui font la fête avec eux… ; on s’est retrouvés à dix, regrette-t-il. On a beau inventer des systèmes; l’ambition du film en pâtit forcément. » L’année 2021 ce fera en tout cas, avec lui, au cinéma. C’est tout ce qui compte…