Invité sur le plateau de « C à Vous » ce mardi 15 décembre, Gilles Lellouche a évidemment été interrogé sur la crise de la covid-19 et sur la fermeture des lieux culturels. Et l’acteur a un avis bien tranché sur la question.

Le temps commence à devenir long pour les artistes et la lassitude se fait ressentir. En effet, depuis les annonces du gouvernement, les lieux culturels sont très impactés par la crise sanitaire. Ces établissements doivent garder leurs portes fermées et évidemment, cela provoque l’incompréhension chez les artistes. Certains ne comprennent pas pourquoi les magasins ont le droit d’ouvrir tandis que les cinémas doivent rester fermés. Pierre Niney avait interpellé Roselyne Bachelot; ministre de la Culture a ce sujet : « Franchement c’est dur de se dire que tous les commerces, avions; trains et grandes surfaces de France peuvent accueillir du public… mais pas les cinémas et les théâtres qui ont fait tant d’efforts pour être des lieux irréprochables sanitairement. »

Il avait ensuite ajouté : « Mais l’incompréhension porte sur le fait que rien ne prouve que ces salles soient plus propagatrices du virus que tous les autres commerces de France. Selon toute logique (public silencieux+ masques+distances) elles comptent même parmi les plus sûres. » Les artistes ne cessent donc de faire part de leur colère dans les médias dans l’espoir que le gouvernement revoit sa copie.

« on ne comprend pas très bien… » 

Ce mardi 15 décembre, Gilles Lellouche était invité sur le plateau de « C à Vous » sur France 5. Anne-Elisabeth Lemoine l’a évidemment questionné sur le sujet, et sa réponse est sans appel.
« On s’est tous lancés dans l’idée que le film allait pouvoir sortir le 23 décembre, les cinémas ouvrir le 16…C’est une déception pour les intermittents, pour les gens impliqués dans le domaine culturel. Puis il y aussi une frustration, une forme de mépris de la culture qu’on ne comprend pas très bien… ».

À l’instar de Pierre Niney, l’ami de Jean Dujardin a pointé du doigt l’incompréhension du côté sanitaire : « Ce que je vois, c’est qu’il y a une absence de cohérence entre le fait de pouvoir voyager en TGV, avec des gens qui mangent des sandwichs en enlevant leur masque, collés les uns aux autres, de voir des foules qui font la queue, qui consomment, qui touchent des choses […] Et nous, avec des protocoles sanitaires stricts, avec aucun cas de contamination dans les cinémas… Évidemment qu’il y a de la frustration. On est déçus, on est inquiets ».