Lorsqu’un nouvel occupant débarque à l’Élysée, il n’est généralement pas rare qu’un compagnon à quatre pattes fasse également son entrée dans les hautes sphères du pouvoir. Et la plupart des chiens qui ont fréquenté le palais présidentiel sous la Vème République étaient des labradors.

Il semblerait que ce soit un point commun à quasiment tous les présidents de la Vème République. Peu de temps après l’élection d’un nouveau chef de l’État; il n’est pas rare depuis plusieurs années de voir débarquer à l’Élysée un occupant à quatre pattes très célèbre : le chien. De Emmanuel Macron à François Hollande en passant par Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing, tous ont adopté un ou plusieurs chiens durant leurs mandats présidentiels. Mais pas n’importe lesquels, puisque souvent il s’agissait d’un labrador. En 2017, c’est Nemo, le croisé labrador et griffon du couple Macron qui a fait son entrée au palais présidentiel, et qui depuis, y mène la belle vie.

Mais avant lui, bien des labradors, pure race, et noirs pour la plupart, ont côtoyé les murs de Élysée. Comme Philae, offerte à François Hollande à Noël 2016 par la Fédération des anciens combattants de Montréal, et dont le nom est un hommage à l’atterrisseur européen posé sur une comète quelques semaines avant son adoption. Si Nemo a d’ailleurs été adopté par Brigitte et Emmanuel Macron dans un refuge SPA, il se trouve que plusieurs chiens présidentiels ont été offerts aux chefs de l’État, comme Clara, le labrador offert à Nicolas Sarkozy en 2008 par la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Toutefois, la chienne ne l’a pas accompagné dans sa vie après l’Élysée, et l’a confié à un couple à qui il a versé une pension.

Seule exception à la règle, Charles de Gaulle et… son chat !

Si Sumo, le bichon maltais de Jacques Chirac était en son temps la star de l’Élysée; devenant même particulièrement agressif une fois que son maître a quitté ses fonctions de président; il se trouve que le couple Chirac a bien eu un labrador noir au palais; comme ce fut le cas de François Mitterrand. Ce dernier a même été celui qui a le plus démontré son affection pour sa chienne Baltique, présente lors des funérailles de son maître adoré en 1996. Avant elle, c’est Nil, un labrador noir, qui tenait compagnie à l’ancien président.

Valéry Giscard d’Estaing possédait lui aussi un labrador : Samba. Mais l’ancien président s’affichait davantage en compagnie de son braque de Weimar, Jugurtha. Autre président, autre labrador, Jupiter, le compagnon à quatre pattes de Georges Pompidou. Un choix, et une affection particulière pour les labradors; qui vient probablement du fait que cette race de chien est fidèle; et assure au chef de l’État d’être toujours bien accompagné. Seul Charles de Gaulle semble avoir dérogé à la règle du labrador, et même du chien en général. En effet, s’il a reçu de la part d’Elizabeth II un corgi welsh pembroke; chien qu’elle affectionne tant, il se trouve que le chef de l’Etat préférait de loin… les chats. Notamment Grigri, véritable star de la demeure de Colombey-les-deux-Eglises.