Invité dans C à Vous ce vendredi 20 novembre, le chef Guillaume Gomez a évoqué un dîner durant lequel Sa Majesté Elizabeth II et le prince Charles ont bien failli se disputer. 

En tant que chef des cuisines de l’Élysée, Guillaume Gomez a été le témoin de nombreux repas politiques pour lesquels il n’avait pas le droit à l’erreur. Le 7 juin 2014, il n’a cependant pas été question d’incident diplomatique à la table de François Hollande, qui recevait alors Sa Majesté Elizabeth II pour célébrer le 70ème anniversaire du débarquement, mais plutôt de discorde familiale avec le prince Charles. Au cœur de cette dernière ? Un foie gras de canard, que la monarque et grande gourmande apprécie particulièrement comme l’a expliqué Guillaume Gomez sur le plateau de C à Vous ce vendredi 20 novembre.

Chef d’État le plus souvent reçu à l’Élysée, Sa Majesté Elizabeth II avait été autorisée à choisir le menu. Du jamais vu du côté des hautes sphères du pouvoir. « C’est la Reine qui a choisi de prendre du foie gras« , a précisé le chef présidentiel. Un choix qui a suscité la polémique de l’autre côté de la Manche, comme l’a rappelé Guillaume Gomez, la confection de foie gras étant interdite au Royaume-Uni (son importation est tout de même autorisée). En apprenant que sa mère avait elle-même choisi de manger ce mets, le sang du prince Charles n’a fait qu’un tour. Mais il n’en était rien : quelques années plus tard, lorsqu’il était reçu au palais de Buckingham, Guillaume Gomez avait été complimenté personnellement par la Reine d’Angleterre qui s’était régalée sans regrets.

Le prince Charles, farouchement engagé

Et si le prince Charles était si scandalisé par le choix de Sa Majesté Elizabeth II; ce n’est pas par simple respect de la loi. En effet, longtemps raillé pour ses prises de positions écologistes; le duc de Cornouailles fait partie des premiers à s’être mobilisé en faveur de l’environnement. Combat qu’il mène avec détermination depuis une cinquantaine d’années avec un premier discours à ce sujet prononcé en février 1970; dans lequel il dénonçait « les effets horrifiants de la pollution sous ses pires formes. » Un engagement dont il a hérité de son père, le prince Philip, auteur de nombreux ouvrages sur la préservation de l’environnement. Outre son amour pour le foie gras, rappelons aussi que Sa Majesté Elizabeth II est proche de Sir David Attenborough, lui-même engagé dans la préservation de la biodiversité. Tant de monde qu’elle a, certainement, froissé pour s’offrir son pêché mignon.