Après des mois d’attente, des expertises ont enfin éclairé les proches d’Elisa Pilarski. Selon elle, c’est son chien Curtis qui l’a mordue et a provoqué sa mort.

Les proches d’Elisa Pilarski sont-ils enfin fixés ? Des mois après le décès de la jeune femme; de nouvelles expertises ont levé le voile sur les circonstances de sa mort. En novembre 2019; la jeune femme enceinte de six mois a été mortellement mordue dans la forêt de Retz; dans l’Aisne, alors qu’elle promenait son chien Curtis.

Pendant des mois, dans l’attente des tests ADN, ses proches ont martelé qu’elle avait été victime d’une meute de chien; qui participait alors à une chasse à courre. Mais ce samedi 31 octobre, deux vétérinaires ont raconté une version totalement différentes. Dans leur rapport, les spécialistes auprès des cours d’appel de Reims et de Toulouse; ont pointé la responsabilité de Curtis, comme le rapportait le Courrier Picard. Selon eux, c’est le chien d’Elisa Pilarski qui a mortellement mordu la jeune femme.

« Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès »

Selon les morsures mesurées sur le corps d’Elisa Pilarski, les mâchoires des chiens de la chasse à courre ne sont pas compatibles. Contrairement à celle de Curtis. « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès », ont conclu les experts. Selon eux, le molosse serait très virulent depuis la mort de sa maîtresse. « Obnubilé » par la morsure, le pitbull aurait un comportement « de prédation détourné de sa finalité » en partie à cause de son dressage, une « forme de maltraitance animale ».

Depuis la mort de la jeune femme, son chien a plusieurs fois fait l’objet d’expertise. L’animal, qui a mordu le compagnon d’Elisa Pilarski le soir du drame, a récidivé quelques jours plus tard avec une bénévole de la Fondation Clara, le refuge de Beauvais, dans l’Oise. « Il m’a sauté dessus au niveau de la poitrine. Je le repousse, et c’est à ce moment-là qu’il m’attaque au niveau de la jambe et ne veut pas me lâcher », racontait-elle au Parisien.

Curtis, un chien interdit en France

« Je ne sais pas combien de temps ça a duré. La seule chose dont je me souvienne, c’est d’avoir hurlé et de m’être dit qu’il allait me tuer. La douleur était vraiment intense », continuait-elle. BFMTV révélait que le chien « participait à des concours de chiens mordants  aux Pays-Bas, une discipline sportive qui comporte des exercices de sauts, d’obéissance mais aussi de mordant ». TF1 ajoutait que Curtis avait été adopté aux Pays-Bas auprès d’une éleveuse qui « ne répond pas aux normes de l’organisation canine mondiale qui encadre les compétitions et les élevages canins ».

Plus problématique encore ? Le numéro de puce de Curtis, qui porte bien le préfixe néerlandais, ne figure pas dans le registre officiel d’identification des chiens en France. Si le compagnon d’Elisa Pilarski a toujours clamé que son chien était un croisé entre un lévrier whippet et un patterdale terrier, « Curtis a remporté plusieurs médailles lors d’un concours en Belgique Réserver aux pitbulls, des chiens interdit d’exportation dans l’Hexagone ».