Malgré ses six ans passés au CSA, Christine Kelly n’en garde pas de très bons souvenirs. Lors d’une interview accordée au JDD, la journaliste a fait état d’un calvaire et parle d’humiliation récurrentes de la part de ses collègues.

Connue du grand public depuis ces cinq dernières années grâce à ses participations à des émissions telle que Touche pas à mon poste ou actuellement dans Face à l’info (CNews), Christine Kelly a d’abord fait ses preuves au sein du Comité supérieur de l’audiovisuel (CSA). C’est en janvier 2009 que cette opportunité s’offre à elle sans qu’elle ait pourtant postulé. Elle est nommée et devient ainsi la plus jeune membre du CSA à 39 ans et la première issue d’un territoire d’outre-mer, la Guadeloupe.

Pendant six ans, Christine Kelly fera bouger les choses, obtenant des chaînes de télévision qu’elles sous-titrent leurs programmes pour les sourds et malentendants par exemple ou encore de faire des JT en langue des signes, une première en France. Des changements significatifs qui ne se seront pas fait sans peine. En effet, la journaliste aujourd’hui âgée de 51 ans estime avoir subi une « humiliation quasi-quotidienne » les deux premières années au CSA dans un portrait pour le Journal du dimanche.

Quand je rentrais chez moi, j’explosais en sanglots

« Moqueries, railleries, sourires entendus… Voiture rayée dans le parking, notes de frais déchiréesson bureau, son canapé souillés, recouverts de boue… » Les collègues de Christine Kelly lui en aurait fait voir de toutes les couleurs. « Quand je rentrais chez moi, j’explosais en sanglots mais je n’ai jamais rien montré. A la fin, ils se sont épuisés« , a confié la principale intéressée.

Contacté à son tour, Michel Boyon, alors président du CSA, a nié toute forme d’humiliation de la part de ses anciennes équipes, quitte à laisser penser que les propos de Christine Kelly sont mensongers. « Franchement, elle m’en aurait parlé, vous ne croyez pas ? Ce ne sont pas les habitudes de la maison. Je pense que Christine Kelly a par moments une petite tendance à exagérer les choses« , a-t-il indiqué au JDD. Il conclut toutefois en soulignant le travail « considérable » de l’ex Sage qui « a beaucoup oeuvré pour montrer que sa nomination n’était pas le fait du hasard« .