A l’occasion d’une interview croisée avec Agnès B. dans les colonnes de Madame Figaro, Blanche Gardin a fait des confidences touchantes sur son enfance et sur son adolescence.

Une période chaotique, mais charnière. Marraine de la Fondation Abbé Pierre depuis quelques années, Blanche Gardin est particulièrement inquiète du quotidien des plus précaires, qui s’est considérablement aggravé depuis le début de la crise sanitaire. Femme engagée, l’humoriste a elle aussi vécu des moments compliqués dans sa jeunesse. « À 18 ans, j’ai fugué, et pendant quelques mois, j’ai vécu avec des punks à chien dans les rues de Naples, s’est-elle souvenue à l’occasion d’une interview croisée avec Agnès B. dans les colonnes de Madame Figaro. Mais en aucun cas je n’ai subi cette situation. » A peine majeure, Blanche Gardin a décidé de quitter le domicile familial. « Je suis partie volontairement de chez moi. Bien sûr, ce genre d’expérience fait qu’on se retrouve confrontée au monde de manière plus dangereuse », a continué la compagne de l’humoriste Louis C. K. auprès de nos confrères.

Dans les colonnes de Madame Figaro, Blanche Gardin se souvient de la genèse de son engagement. « Mais avant même cet épisode, j’avais déjà conscience des inégalités. Je me sens privilégiée d’avoir grandi dans une famille qui m’a très tôt ouvert l’esprit sur les autres », confie l’humoriste avant de se plonger dans ses souvenirs d’enfance : « A peine l’école était-elle terminée que mes parents nous embarquaient dans la R9, et nous traversions l’Europe jusqu’en Russie, en Grèce… De campings en campings, on découvrait le monde, son altérité. Cette éducation m’a appris à rester attentive à la souffrance des autres ».

Si elle est aussi touchée par la situation des plus précaires, c’est parce qu’elle les a longtemps côtoyés. « Après mon diplôme de sociologie, j’ai été éducatrice pendant quatre ans, a-t-elle raconté. Je m’occupais de gamins de 7 à 17 ans, orphelins ou retirés de leur environnement familial parce que jugés en danger dans leur famille. »

« C’était le bon gros chaos cette période »

Cet épisode particulier de sa vie, l’humoriste l’avait déjà évoqué il y a plusieurs mois. « Je suis partie à Naples prendre des acides et dormir avec des punks à chien pendant 9 mois », confiait Blanche Gardin dans les colonnes de Télérama.

Une fugue qui aurait pu se terminer de manière dramatique si son père n’était pas intervenu juste à temps. « Mon père est venu me chercher. A point nommé : six mois plus tard mon mec napolitain héroïnomane mourait d’une overdose. C’était le bon gros chaos cette période, continuait-elle. J’avais besoin d’être réellement actrice de ce qui m’arrivait, quitte à choisir la perdition;  » Blanche Gardin révélait alors la raison qui l’avait poussée à fuguer : « En restant près de ma famille, je n’aurais pas réussi à être totalement libre. Il me fallait une grosse rupture. En rentrant de Naples, j’avais les cheveux rouges jusqu’aux fesses et des piercings partout. En socio, je me suis progressivement calmée sur le look rebelle. Mais je faisais encore la fofolle ».