Deux jours après l’attentat de Nice qui a coûté la vie à trois personnes, la troisième victime a été identifiée samedi 31 octobre 2020. Il s’agit de Nadine Devillers, une paroissienne.

Jeudi 29 octobre 2020, Nice a une nouvelle fois été frappée en plein coeur. En effet, un attentat a eu lieu dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de la ville. Deux jours après ce drame, la troisième victime a été identifiée. Il s’agit de Nadine Devillers, une paroissienne de 60 ans, comme le rapporte Nice Matin. Très active et passionnée par le théâtre, elle était encore sur les planches au théâtre Le Phoenix, de Nice, le 26 septembre dernier. « L’été dernier, elle était encore là pour le cours. Aujourd’hui, on sait qu’elle n’y reviendra pas« , raconte Alain Clément, comédien et directeur de l’établissement. « C’était une femme exceptionnelle, toujours à s’occuper des autres« , confie avec émotion Béatrice Saggio, comédienne. Pour sa meilleure amie, Nadine Devillers représentait « la gentillesse avec un grand G« .

Lorsque Joëlle Guichard a entendu parler de l’horreur qui venait de se produire à Nice, elle a tout de suite pensé à Nadine. « Elle habite pas loin de Notre-Dame, elle est croyante… J’ai pris mon téléphone pour l’appeler. Et j’ai vu que j’avais un appel en absence. » C’était le mari de Nadine qui avait trouvé la force de la prévenir qu’il venait de perdre sa femme à tout jamais. « Dès qu’il a décroché, que j’ai entendu ses sanglots, j’ai compris. ‘C’est pas elle ?’, ‘Si, c’est elle’. Bref, c’est le cauchemar absolu« , a-t-elle encore raconté.

Nadine Devillers était croyante mais une fervente pratiquante

Nadine Devillers habitait à Nice depuis qu’elle avait 18 ans. Elle avait décidé de quitter sa ville d’origine de Draguignan. Elle était devenue « une Niçoise pure et dure, dans l’âme« . Si Nadine était très croyante, elle n’était pas une fervente pratiquante. La vie n’a pas toujours été facile avec cette femme, mais elle a toujours su trouver la force pour rebondir. Même quand le destin lui refusa le bonheur d’être mère. « Ça aussi, c’est un drame. Quelque part, ça les a rapprochés. Ils étaient fusionnels. Sa vie, c’était son mari« , a encore confié la meilleure amie de Nadine, dont la vie a été fauchée par un terroriste.