Alors que le nouveau film d’Albert Dupontel « Adieu les Cons » sort en salle mercredi 21 octobre 2020, le réalisateur et comédien a évoqué son passé amoureux lorsqu’il était totalement « inhibé ».

Mercredi 21 octobre 2020 est un jour important dans la vie d’Albert Dupontel. Il s’agit de la sortie de son nouveau film, Adieu les Cons. Même s’il est déçu de devoir composer avec le couvre-feu qui est obligatoire dans de nombreuses villes de France, il espère tout de même que les spectateurs seront au rendez-vous. Comme à son habitude, dans son long-métrage, le réalisateur a mis un peu de lui. « Quand vous écrivez, que vous jouez, il est évident que vous ne parlez que de vous. La fois où j’ai le plus parlé de moi, c’est dans Le Créateur, sorti en 1999« , a-t-il confié dans les colonnes du Parisien. Cette fois-ci, il interprète le rôle d’un jeune homme qui est un amoureux transi. Un nouveau personnage qui lui rappelle son passé.

« Je n’étais pas timide, mais inhibé ! Il m’est arrivé, à 30 ans passés, d’avouer à des femmes que j’avais été profondément amoureux d’elles quand j’avais 15 ans et que je n’avais jamais pu leur dire. L’une d’elles m’avait répondu : tu aurais dû, parce que je l’étais moi aussi, amoureuse« , a-t-il révélé. Une timidité extrême qui remonte à sa plus tendre enfance. Il a tout de suite compris que la vie n’était pas éternelle et que les humains étaient éphémères sur terre. « C’est compliqué à gérer, ce truc-là. Et ce qui est d’autant plus lamentable et triste, c’est le comportement humain. J’appartiens à une espèce humaine qui a tué 100 millions de ses semblables au XXe siècle ! Donc, je regarde mes contemporains et je me regarde avec beaucoup de méfiance. D’où ma fébrilité. »

Albert Dupontel a l’impression d’être dans un monde sans amour

Aujourd’hui, Albert Dupontel a l’impression de vivre dans un monde sans amour, complètement perdu. « Nous sommes intoxiqués par un ego humain avide, cupide, délirant, narcissique. Il est vrai que nous avons été éduqués pour considérer que la valeur absolue du bien-être et du bonheur, c’était l’argent et la consommation. Et ça, c’est une tragédie », a-t-il encore poursuivi.